Melilla

Melilla

Ville espagnole depuis 1497, Melilla connut son heure de gloire au début du XXe siècle. Si l’exploitation des mines du Rif fut la principale raison de l’aménagement de son port de 1912 à 1914, son statut de zone franche lui valut un développement fort rapide. La ville est toujours restée espagnole, même pendant la guerre du Rif. C’est depuis Melilla qu’un certain Franco déclencha la guerre civile espagnole, qui le propulsa au pouvoir en 1936.

L’indépendance du Maroc en 1956 devait bientôt la priver des richesses de son arrière-pays. Ce fut le début d’un long déclin pour la ville, consommé aujourd’hui avec la fermeture de la frontière algérienne. Désormais, l’essentiel de son trafic maritime sert à alimenter la contrebande au Maroc.

La ville ancienne ne manque pas de charme. Quand à la ville nouvelle, très vivante, construite au début du XXe siècle, elle comprend plusieurs rues cossues, à l’architecture dite « moderniste ». Cette originalité architecturale fait de Melilla une ville de caractère, finalement bien plus intéressante que sa petite sœur espagnole Ceuta. D’inspiration « art déco » et néo-arabe, près de 900 constructions présentent d’extravagantes façades colorées, agrémentées de balcons en fer forgé, de fines tourelles et de colonnes. Motifs géométriques et végétaux ornent portes et fenêtres.

A côté des Espagnols chrétiens, les plus nombreux, se côtoient à Melilla des musulmans, Berbères du Rif, ainsi qu’une importante communauté juive et, plus inattendu, quelques hindous. Si de violentes manifestations ont secoué l’enclave dans les années 1980, la cohabitation se déroule aujourd’hui de façon pacifique.

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