Danse orientale et danses traditionnelles du Maroc

BLOG479La danse du ventre, ou danse orientale, comme son nom l’indique, est orientale (« Raqs al Sharqi »). Elle s’est toujours pratiquée au Moyen-Orient, en Egypte, au Liban, en Turquie, avant de se répandre peu à peu en Afrique du Nord, d’abord sous l’occupation ottomane (mais celle-ci n’est jamais allée jusqu’au Maroc) et ensuite grâce aux comédies musicales égyptiennes.

Le nom même donné aux danseuses orientales (« ghaziya ») prouve cette origine étrangère : les Ghawazi, ce sont les nomades, les gitans, ceux que l’on contient à l’extérieur de la ville, en dehors de la société. Cette forme particulière de danse (avec les voiles transparents, les sequins, le petit haut très court et très ajusté qui révèle un ventre et surtout un nombril nu) n’a pas pris au Maroc et y reste cantonnée à des spectacles qui n’ont rien d’authentique.

Il existe cependant des danses traditionnelles proches de la danse orientale au Maroc. La « guedra » est sans doute ce qui s’en rapproche le plus : une chanteuse-danseuse est assise au milieu d’un cercle, sous une tente. Seul le haut de son corps danse. Peu à peu, il peut même arriver qu’elle se dévête partiellement, mais cette danse-là reste particulièrement privée.

Les danses traditionnelles du Maroc partagent avec la danse orientale des types de mouvement, comme par exemple le jeu des hanches, le mouvement du bas et du haut du corps indépendamment l’un de l’autre ou encore ce mouvement en huit des hanches, mais l’analogie s’arrête là. Dans les danses berbères traditionnelles, la femme berbère est entièrement habillée, ne porte pas de voile sinon une coiffure de tête. Le mouvement de danse est souligné sous les fesses, par un foulard ou une guirlande nouée au-dessous des hanches pour la danse. Aux tonalités langoureuses et mélodieuses de la musique arabo-andalouse l’emportent les rythmes berbères lancinants et répétitifs et leurs chants dramatiques. Enfin, pudeur oblige, les danses traditionnelles du Maroc se pratiquent surtout en groupe. Hommes et femmes dansent ensemble ou face à face. Il n’y a pas de femme pour séduire un parterre d’hommes, mais un rituel collectif, le jeu d’un groupe avec ou contre un autre.

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